Dust

Je vis, je déambule sur une planète imaginaire faite de roches, d’eau et de glace. L’Homme n’est-il pas constitué des mêmes atomes que ceux qui composent l’écorce terrestre, par de l’eau des ions, comme le disait le célèbre astrophysicien Hubert Reeves. J’erre dans ce pays imaginaire qui certes n’a pas beaucoup d’êtres humains mais dont la puissance nous ramène à notre condition.
« Tu retourneras à la Terre, car né de la poussière, tu redeviendras poussière ». (Genèse 3.19). Ces lieux dépassent les paysages parcourus. Ils sont d’un silence assourdissant, d’une puissance vulnérable. Ils ont été, sont et perdureront à notre existence si fragile et si éphémère. Comme l’écrit Roger Caillois « Ces pierres plus âgées que la Vie et qui demeurent après elle sur les planètes refroidies »
Il n’y a devant moi que l’univers : l’espace, le temps qui me semble tout d’un coup infini et la matière. Mes souvenirs réels ou rêvés se sur-impriment devant la réalité que je photographie. Les paysages deviennent des reflets des états d’âme. Ces bouts de terre me transportent dans un Ailleurs qui me transcende et qui pose cette question chère à Pascal « Qu’est-ce qu’un Homme dans l’Infini ? »